ÉPISODE 2/SUD WEB 2014 : un matin dans la tour

Préviously on « Sud Web 14 »
Candide/Sophie débarque à Toulouse le jeudi soir, son cahier à la main. Après avoir établi ses premiers repères lexicaux (essentiellement autour de la question : c’est qui qui codent quoi ?), et une nuit bien méritée, l’action reprend au pied de la Tour Vanel.

EPISODE 2 : VENDREDI MATIN
En regardant les nombreux participants, réflexion toute personnelle :
« Si ce sont eux qui codent le monde de demain, disons que, il y a vraiment peu de filles… Pourquoi notre futur est-il encore toujours entre les (presque seules) mains des hommes ? »

Dr Freud me présente DA SCRITCH qui m’intrigue avec sa veste de l’armée. J’ai droit au baisemain. L’un se présente comme analyste, l’autre comme ancien sous-titreur de films pornos. Je vois bien que mon rôle de Candide au pays des développeurs n’est pour l’instant pas tellement pris au sérieux… J’ai l’habitude : les Candide sont des êtres qu’on ne remarque qu’à la fin ;-)

En attendant qu’on me comprenne, je mange des chocolatines en buvant du café.

ET ENFIN, VERS 9H, SUD WEB 2014 EST DÉCLARÉ OUVERT OFFICIELLEMENT.

1 – Kevin Goldsmith.
La première conférence sera en anglais. Classe. Les valeurs communes, la culture d’entreprise. Certaines images…
(j’allais écrire diapos) (ce sont des slides) (c’est comme une diapo sauf que c’est l’ordinateur qui projette) (quand je pense que la plupart de ceux qui construisent le futur ne savent même pas ce que c’est qu’une diapo…) (Je ne vais pas commencer à faire des remarques sur l’anglophilie généralisée, ici c’est comme ça, tu parles forcément 3 langues : la tienne + le java(nais)(poil au nez) + l’anglais. )
(Au sujet de la domination anglo-saxonne, quelqu’un me dira que Sud Web lui avait permis de réaliser que la vie rêvée d’un codeur n’était pas obligatoirement aux States et que des génies de l’informatique pouvaient aussi s’éclater en France…)

… je reviens donc aux images projetées et à ce premier talk.
L’idée principale déroulée ici est, en gros, que construire des valeurs communes (une culture) au sein d’une entreprise est bénéfique pour… l’entreprise.
Nous entamons avec mon voisin de conf. une discussion. Il y aurait donc des sortes de nouvelles compétences professionnelles à acquérir : celle de notre adéquation à la culture de notre entreprise et celle de notre capacité au bien-être ?
Je relève la tête. Le slide affiché montre des employés dans un bureau, tous déguisés en nounours et autres Tigrous : je ne sais pas si l’image illustre un positive rituel (nous nous marrons bien tous ensemble dans cette entreprise) ou au contraire si elle illustre la démonstration de tout ce qu’il ne faut pas faire…

NB : Les entreprises inscrites dans l’économie sociale et solidaire ont de fait des valeurs communes, inhérentes à leur statut (libre adhésion, lucrativité limitée, gestion démocratique et participative, utilité collective ou utilité sociale du projet, et mixité des financements entre ressources privées et publiques).

2 – Noëlie explique ce qu’est une Revue de code. Et montre l’intérêt de l’exercice. Je crois comprendre…
Ça ressemble au travail de relectures que j’effectue avec la correctrice pour la chronique que j’écris tous les mois dans le magazine Junkpage. Nos échanges, la façon de s’apprivoiser, la bataille entre son œil impitoyable et strict et mes oreilles qui réclament avant tout la musicalité des phrases… Parfois elle me dit : « Cette tournure est une faute de grammaire » ou « La règle, c’est de mettre une virgule sinon c’est pas correct. »
Et je lui réponds : « Oui, mais, écrit comme ça, c’est moche ».
Ou je lui dis : «Cette virgule qu’il faudrait mettre casse tout le rythme, écoute…» et je lui lis la phrase.
Toute la difficulté (et le plaisir) est là : rendre intelligible au lecteur la musique que font les phrases dans la tête de l’auteur. Parfois grâce à ses remarques, je comprends qu’à sa place de lectrice, elle n’a pas saisi mon intention, alors je corrige.
Au fur et à mesure des textes et des mois, nous construisons un dialogue.
J’imagine qu’une revue de code peut ressembler à ça.

Je pense aussi à Philip Roth (écrivain américain) : il donnait à lire son manuscrit à quelques amis choisis et ensuite, il dînait en tête-à-tête avec chacun d’entre eux pour écouter leurs remarques.
En cherchant un lien, je tombe sur cette info : dans une interview que diffusera mardi 20 mai la BBC, Philip Roth confirme qu’il a décidé d’arrêter d’écrire et qu’il se retire de la vie publique.

3 – Cécile : L’illustration, la narration et le responsive.
« J’aime autant le code que tenir des crayons. »

Responsive : la première fois que j’ai entendu ce mot, j’ai pensé à «responsable» et forcément je ne comprenais pas bien de quoi mon template pouvait bien être responsive.

L’intervention de Cécile marquera les esprits des codeurs : cette contrainte d’un format qui doit s’adapter aux différentes tailles d’écran (et j’imagine qu’il en faut des lignes et des lignes de code pour cette simple adaptation) est ici détournée.
Non seulement, la contrainte est acceptée mais elle est utilisée comme un élan.
L’obstacle n’est pas seulement franchi, il est surtout assimilé pour créer.
D’un point de vue métaphorique (et existentiel), je comprends très bien l’intérêt de cette découverte. (Vu que des obstacles, on en croise pas mal dans une vie…)
D’un point de vue du codeur, je n’ai pas saisi exactement pourquoi mais ça les a carrément décoiffés.
Est-ce parce que Cécile a balancé ça, assez naturellement, presque naïvement, haute comme trois pommes et à l’aise comme un poisson dans l’eau ?

Pour voir son travail : Élise, une histoire responsive

La première pause après ces 3 conférences : direction le buffet, il reste des chocolatines…

Dans le prochain épisode :
Vous apprendrez à quoi ça sert de manger des pizzas, comment on sort du subjectif et comment attraper une idée avant qu’elle ne s’envole ; et aussi que certains aiment travailler en pyjama tandis que d’autres pas…
Je raconterai également la première fois que j’ai compris une blague de geek.

——–image ©intertitres

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Une réflexion sur “ÉPISODE 2/SUD WEB 2014 : un matin dans la tour

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